- témoignages
nous recueillons
vos témoignages sur l'édition
Vous avez participé à un évènement, une action (table ronde, conférence, visite) ou découvert les contenus d’une exposition de cette édition 2026 de la Biennale de cartographie « L’eau sans frontière« , et souhaitez nous en parler ?
Nous sommes preneurs de vos témoignages et retours d’expériences en vue de constituer un livrable rétrospectif au printemps 2027. Qu’avez-vous appris ? Qu’est-ce qui vous a interpelé ? Quel regard souhaitez-vous partager ?
A vos plumes !
17 messages.
13 octobre 2026 at 14h55
La biennale 2026 m'a confirmé une nouvelle fois la pertinence de la cartographie comme outil de compréhension des territoires, de dialogue et d'action face aux enjeux de gestion de l'eau et d'adaptation au changement climatique, particulièrement dans un contexte transfrontalier. J'ai beaucoup apprécié la qualité et la diversité de la programmation, foisonnante, souvent bousculante et démontrant que de nouvelles approches de la cartographie (sensibles, participatives, artistiques…) permettent de comprendre et raconter autrement les territoires et les enjeux qui les traversent. Je repars de cette édition avec de nouvelles pistes de réflexion, des exemples concrets d’actions menées et le plaisir d'avoir échangé avec des professionnel.le.s et citoyen.ne.s mobilisé.e.s dès à présent pour construire les réponses pour des territoires plus résilients.
Merci de patienter…
13 octobre 2026 at 11h50
Nous sommes Lucie et Malo de l'association Teralo, une association d'éducation populaire en Ile de France et nous avons été invité.e.s à présenter notre démarche de cartographie sensible de deux petites rivières urbaines, la Morée et le Sausset, à la ferme de la Boutillerie à Wattrelos. La ferme de la Boutillerie se situant elle-même à proximité d'une petite rivière enterrée et canalisée, l'Espierre, longeant la frontière belge.
Nous avons été ravi.e.s de découvrir toutes les propositions, sur la Naviette, la Sambre ou la Somme. A chaque fois, des méthodes différentes, qui nous ont montré que derrière le terme d'"eau", il y a bien des réalités dont les points de contacts sont subtils.
Ce qui nous a le plus marqué, c'est qu'à l'issue des rencontres, chaque fois, nous avions envie de partager encore plus. Parce qu'aucune approche n'est similaire. Ce sont autant de regards qui visent à explorer et à exprimer. Elles ont des dominantes : participation citoyenne ; mémoire d'architecte ; travail artistique. Elles nous ont toutes passionnées pendant nos deux jours dans la Métropole Lilloise.
Nous nous sommes donc retrouvé.e.s autant en professionnel.le.s de l'eau qu'en spectateur.ice.s de propositions enthousiasmantes.
Nous avons senti le besoin d'un réseau qui puissent fédérer des initiatives partout sur le territoire avec des approches complémentaires. Vivacités Hauts de France a joué ce rôle pour cette biennale. Nous espérons que le livrable prévu puisse donner des perspectives vers d'autres rendez-vous et temps d'échanges.
Pour évoquer plus spécifiquement les retours que nous avons eus sur notre démarche : "Morée-Sausset : cartographie sensible et intergénérationnelle d'un bassin versant", voici quelques points que nous avons mis en débat avec les publics que nous avons rencontrés, et qui semblent avoir marqué nos échanges :
– L'intérêt pour notre démarche d'enquête dans un territoire très industrialisé et fragilisé d'un point de vue environnemental, avec des situations sociales critiques : et les liens finalement entre l'Île-de-France et les Hauts-de-France.
– L'exploration que nous avons faite d'un "environnement urbain". En effet, les rivières urbaines ne sont pas de "la nature en ville", mais un ensemble d'interconnexions, que l'art et la participation citoyenne (notamment des jeunes) peuvent contribuer à définir.
– Une vision de la mémoire, non pas comme un regard vers le passé, mais comme un processus dynamique, où finalement l'enquête est le point de départ vers la création d'une mémoire présente pour le futur.
– Le fait que cette démarche de création d'une mémoire dynamique se fasse en dehors de contextes de renaturation, ou de revalorisation. Simplement comme un geste citoyen et collectif ancré dans notre environnement urbain.
– Le public visé a suscité un vif intérêt, avec l'implication des jeunes générations (4 classes de collège et lycée) dans le processus d'enquête et de transmission, du début à la fin.
– L'approche pluridisciplinaire : art et science.
– L'idée d'une transmission intergénérationnelle : que ce soit les jeunes qui informent les adultes sur la réalité mal connue de leur lieu de vie commun.
En complément, voici quelques perspectives de travail qui ont été soulevées :
– Comment faire voyager une méthode d'enquête-création participative ancrée dans un territoire vers un autre ?
– La sensibilisation à l'environnement doit-elle dire son nom pour être efficace ? Quels sont les chemins de traverse ?
– Comment l'implication des jeunes peut être déterminante dans les questions d'écologie-sociale sur un territoire ?
– Quels outils d'évaluation mettre en place pour voir si le processus a modifié le rapport des jeunes à leur environnement ?
– Y-a-t-il une forme à donner à la présentation de ce genre de démarche ? Conférence-spectacle, etc., afin de mieux partager ?
– Comment lier des initiatives locales pour passer à un plan national voire européen, et ainsi embarquer plus de financements ?
Nous espérons que ce témoignage vous aura donné un aperçu de l'eau que cette biennale aura apporté à notre moulin. Nous continuons notre navigation sur les rivières urbaines franciliennes et ne manqueront pas de vous partager les suites de notre travail.
Au plaisir de pouvoir vous rencontrer à nouveau,
Malo et Lucie pour Teralo
Nous avons été ravi.e.s de découvrir toutes les propositions, sur la Naviette, la Sambre ou la Somme. A chaque fois, des méthodes différentes, qui nous ont montré que derrière le terme d'"eau", il y a bien des réalités dont les points de contacts sont subtils.
Ce qui nous a le plus marqué, c'est qu'à l'issue des rencontres, chaque fois, nous avions envie de partager encore plus. Parce qu'aucune approche n'est similaire. Ce sont autant de regards qui visent à explorer et à exprimer. Elles ont des dominantes : participation citoyenne ; mémoire d'architecte ; travail artistique. Elles nous ont toutes passionnées pendant nos deux jours dans la Métropole Lilloise.
Nous nous sommes donc retrouvé.e.s autant en professionnel.le.s de l'eau qu'en spectateur.ice.s de propositions enthousiasmantes.
Nous avons senti le besoin d'un réseau qui puissent fédérer des initiatives partout sur le territoire avec des approches complémentaires. Vivacités Hauts de France a joué ce rôle pour cette biennale. Nous espérons que le livrable prévu puisse donner des perspectives vers d'autres rendez-vous et temps d'échanges.
Pour évoquer plus spécifiquement les retours que nous avons eus sur notre démarche : "Morée-Sausset : cartographie sensible et intergénérationnelle d'un bassin versant", voici quelques points que nous avons mis en débat avec les publics que nous avons rencontrés, et qui semblent avoir marqué nos échanges :
– L'intérêt pour notre démarche d'enquête dans un territoire très industrialisé et fragilisé d'un point de vue environnemental, avec des situations sociales critiques : et les liens finalement entre l'Île-de-France et les Hauts-de-France.
– L'exploration que nous avons faite d'un "environnement urbain". En effet, les rivières urbaines ne sont pas de "la nature en ville", mais un ensemble d'interconnexions, que l'art et la participation citoyenne (notamment des jeunes) peuvent contribuer à définir.
– Une vision de la mémoire, non pas comme un regard vers le passé, mais comme un processus dynamique, où finalement l'enquête est le point de départ vers la création d'une mémoire présente pour le futur.
– Le fait que cette démarche de création d'une mémoire dynamique se fasse en dehors de contextes de renaturation, ou de revalorisation. Simplement comme un geste citoyen et collectif ancré dans notre environnement urbain.
– Le public visé a suscité un vif intérêt, avec l'implication des jeunes générations (4 classes de collège et lycée) dans le processus d'enquête et de transmission, du début à la fin.
– L'approche pluridisciplinaire : art et science.
– L'idée d'une transmission intergénérationnelle : que ce soit les jeunes qui informent les adultes sur la réalité mal connue de leur lieu de vie commun.
En complément, voici quelques perspectives de travail qui ont été soulevées :
– Comment faire voyager une méthode d'enquête-création participative ancrée dans un territoire vers un autre ?
– La sensibilisation à l'environnement doit-elle dire son nom pour être efficace ? Quels sont les chemins de traverse ?
– Comment l'implication des jeunes peut être déterminante dans les questions d'écologie-sociale sur un territoire ?
– Quels outils d'évaluation mettre en place pour voir si le processus a modifié le rapport des jeunes à leur environnement ?
– Y-a-t-il une forme à donner à la présentation de ce genre de démarche ? Conférence-spectacle, etc., afin de mieux partager ?
– Comment lier des initiatives locales pour passer à un plan national voire européen, et ainsi embarquer plus de financements ?
Nous espérons que ce témoignage vous aura donné un aperçu de l'eau que cette biennale aura apporté à notre moulin. Nous continuons notre navigation sur les rivières urbaines franciliennes et ne manqueront pas de vous partager les suites de notre travail.
Au plaisir de pouvoir vous rencontrer à nouveau,
Malo et Lucie pour Teralo
Merci de patienter…
8 octobre 2026 at 4h58
Jean-Louis Aubert l’a chanté : « voilà, c’est fini » !
Conclure un évènement est soit exceptionnel, soit stressant, soit agréable, soit triste ou gai.
La Présidente a conclu la semaine en rappelant la genèse de l'évènement, le travail collectif, a salué les associations et les structures partenaires et à remercier le coordinateur général, l'homme-orchestre.
Applaudissements.
Conclure un évènement, c'est aussi le moment, présentement d'apprécier un lieu, une agence d’architecture, dans les « bruits de la ville » à Lille. Et remercier.
Applaudissements.
Conclure un évènement c'est encore à l'instant d'un dernier moment des regards croisés sur une exposition détaillant le travail d'étudiantes essentiellement en architecture, d'ateliers urbains, citoyens (nes) et d'interviews, d’enquêtes hydrographiques, d'auteurs (trices), d’artistes de terrain, de personnes liées à l'environnement de la Sambre.
Applaudissements.
Conclure un évènement, c'est aussi voyager ailleurs sur un autre grand fleuve en France, le Rhône et qui laisse loisir aussi aux étudiants d'imaginer un futur fluvial et environnemental.
Applaudissements.
Conclure un évènement avec ces deux ateliers qui se « parlent », s’emmêlent, laisse le loisir aux visiteurs de déambuler au gré des livres, des fils, des tissus, du papier, …
Emerveillements.
La Sambre et le Rhône se conjuguent à distance,
Passé, présent, futur,
Etudes sur deux cours, vire courts,
Sambre, Meuse vers la Mer du nord,
Sambre, Oise, Seine vers la Manche,
Rhône, Saône, méandres dispersées,
Rhône, delta vers la Méditerranée,
Traitement par le fil des eaux,
Des objets cartographiés, carton, papier
Matières, déchets, rejets,
Un vocabulaire, des paléo-méandres,
Entre topographie, toponymie, géologique,
Epaisseur des traits, du territoire,
A Charleroi, la Sambre se réverbère,
A Maubeuge, la Sambre se réinvente,
Sur la colline des Avenières, le Rhône se projette,
Fantôme du Rhône, Camargue, trames de carcasses,
Bouts d’eaux et sol souple,
Symbiose, hybridation, effacement,
Squelettes de fleurs du Nord au Sud, Nouvelle narration, en exposition.
Applaudissements.
Samuel Beckett l’a écrit, Fin de partie.
« Buvons ensemble une dernière fois », à l’environnement qui n’est pas une offense, « à l'amitié, la joie », à l’art de la cartographie.
Enchantement.
Conclure un évènement est soit exceptionnel, soit stressant, soit agréable, soit triste ou gai.
La Présidente a conclu la semaine en rappelant la genèse de l'évènement, le travail collectif, a salué les associations et les structures partenaires et à remercier le coordinateur général, l'homme-orchestre.
Applaudissements.
Conclure un évènement, c'est aussi le moment, présentement d'apprécier un lieu, une agence d’architecture, dans les « bruits de la ville » à Lille. Et remercier.
Applaudissements.
Conclure un évènement c'est encore à l'instant d'un dernier moment des regards croisés sur une exposition détaillant le travail d'étudiantes essentiellement en architecture, d'ateliers urbains, citoyens (nes) et d'interviews, d’enquêtes hydrographiques, d'auteurs (trices), d’artistes de terrain, de personnes liées à l'environnement de la Sambre.
Applaudissements.
Conclure un évènement, c'est aussi voyager ailleurs sur un autre grand fleuve en France, le Rhône et qui laisse loisir aussi aux étudiants d'imaginer un futur fluvial et environnemental.
Applaudissements.
Conclure un évènement avec ces deux ateliers qui se « parlent », s’emmêlent, laisse le loisir aux visiteurs de déambuler au gré des livres, des fils, des tissus, du papier, …
Emerveillements.
La Sambre et le Rhône se conjuguent à distance,
Passé, présent, futur,
Etudes sur deux cours, vire courts,
Sambre, Meuse vers la Mer du nord,
Sambre, Oise, Seine vers la Manche,
Rhône, Saône, méandres dispersées,
Rhône, delta vers la Méditerranée,
Traitement par le fil des eaux,
Des objets cartographiés, carton, papier
Matières, déchets, rejets,
Un vocabulaire, des paléo-méandres,
Entre topographie, toponymie, géologique,
Epaisseur des traits, du territoire,
A Charleroi, la Sambre se réverbère,
A Maubeuge, la Sambre se réinvente,
Sur la colline des Avenières, le Rhône se projette,
Fantôme du Rhône, Camargue, trames de carcasses,
Bouts d’eaux et sol souple,
Symbiose, hybridation, effacement,
Squelettes de fleurs du Nord au Sud, Nouvelle narration, en exposition.
Applaudissements.
Samuel Beckett l’a écrit, Fin de partie.
« Buvons ensemble une dernière fois », à l’environnement qui n’est pas une offense, « à l'amitié, la joie », à l’art de la cartographie.
Enchantement.
Merci de patienter…
7 octobre 2026 at 5h17
J'ai écouté très attentivement une conférence intitulée « Au-delà de la ligne – repenser les représentations fluviales, le cas du Rhône » proposée par Luna d'Émilio, maîtresse de conférence (ENSA Lyon) et Lamiae Boulejiouch, jeune diplômée en architecture.
Son travail de fin d'études a permis de mettre en exergue l’Histoire des cartes et les liens entre les cartes nominatives, à l'échelle normative. la représentation des lieux où l'on habite, enluminée, coloriée avec des cartes ou la rigueur technique est importante, vers des cartes qui peuvent être des outils de pouvoirs, de guerre avec des visions, des lignes très mathématiques, des lieux où l'on va conquérir grâce à la matérialisation des fleuves, des surfaces, de la ligne de crête.
En observant le Rhône, sur le secteur plus particulier de la Compagnie Nationale du Rhône, sur l’axe sud après Montélimar, elle s’appuie aussi à étudier les cartes fluviales, le lit majeur et les cycles hydrauliques, des outils de prévisions qui deviendront ensuite des cartes qui auront une vision géométriques, géographiques et techniciennes.
La ligne de la carte est, pour elle, la source de son inspiration pour représenter les strates du fleuve, comme des codes-barres.
Son propos de sa démarche est académique.
Il faut la « suivre » dans son explication et être attentif à son vocabulaire très précis.
Cela est en lien étroit avec le sens d’une carte, celui de narrer un lieu autrement que par la lecture d’un plan. Elle cherche à trouver au travers de la ligne, une forme de performance, de « performativisme » du trait qui définit un aménagement et qui peut raconter le fleuve depuis son origine jusqu'à aujourd'hui.
C'est un véritable questionnement.
Cette cartographie, ensuite, peut évoluer autrement.
Une cartographie est un récit, un récit d'infrastructures, un récit travaillant sur le « gradian », sur les couleurs sur les strates, sur des symboles.
Une carte d'infrastructures avec une structure notification spatiale.
Une carte des milieux, avec une identification des échanges air-sol, de la faune, de la flore, avec une sorte de dimension calendaire.
Son exposé tend à nous inviter à inverser nos regards du fleuve pour mieux se réconcilier avec l'eau et le territoire.
La question est posée : comment produire d'autres récits avec des outils de réalisation différents ?
Elle affirme qu'une carte réduit l’information et fixe une image. Lamiae cherche à démontrer le contraire au travers d'une autre approche linéaire. Quasiment la quête de la ligne pure.
Son travail de fin d'études a permis de mettre en exergue l’Histoire des cartes et les liens entre les cartes nominatives, à l'échelle normative. la représentation des lieux où l'on habite, enluminée, coloriée avec des cartes ou la rigueur technique est importante, vers des cartes qui peuvent être des outils de pouvoirs, de guerre avec des visions, des lignes très mathématiques, des lieux où l'on va conquérir grâce à la matérialisation des fleuves, des surfaces, de la ligne de crête.
En observant le Rhône, sur le secteur plus particulier de la Compagnie Nationale du Rhône, sur l’axe sud après Montélimar, elle s’appuie aussi à étudier les cartes fluviales, le lit majeur et les cycles hydrauliques, des outils de prévisions qui deviendront ensuite des cartes qui auront une vision géométriques, géographiques et techniciennes.
La ligne de la carte est, pour elle, la source de son inspiration pour représenter les strates du fleuve, comme des codes-barres.
Son propos de sa démarche est académique.
Il faut la « suivre » dans son explication et être attentif à son vocabulaire très précis.
Cela est en lien étroit avec le sens d’une carte, celui de narrer un lieu autrement que par la lecture d’un plan. Elle cherche à trouver au travers de la ligne, une forme de performance, de « performativisme » du trait qui définit un aménagement et qui peut raconter le fleuve depuis son origine jusqu'à aujourd'hui.
C'est un véritable questionnement.
Cette cartographie, ensuite, peut évoluer autrement.
Une cartographie est un récit, un récit d'infrastructures, un récit travaillant sur le « gradian », sur les couleurs sur les strates, sur des symboles.
Une carte d'infrastructures avec une structure notification spatiale.
Une carte des milieux, avec une identification des échanges air-sol, de la faune, de la flore, avec une sorte de dimension calendaire.
Son exposé tend à nous inviter à inverser nos regards du fleuve pour mieux se réconcilier avec l'eau et le territoire.
La question est posée : comment produire d'autres récits avec des outils de réalisation différents ?
Elle affirme qu'une carte réduit l’information et fixe une image. Lamiae cherche à démontrer le contraire au travers d'une autre approche linéaire. Quasiment la quête de la ligne pure.
Merci de patienter…
6 octobre 2026 at 7h39
Peut-on considérer le travail des étudiants en architecture sur le canal de la Somme, présenté à la Condition Publique de Roubaix, comme une analyse critique sévère de l'existant, comme une critique (aussi) des ouvrages d’art réalisés depuis le XVIIIème siècle, comme une volonté de se réapproprier des territoires dévastés par l'industrialisation du XIXème siècle, une volonté de revenir « comme avant », une révolution de l'usage de l’eau, de la rivière (la Somme), de son usage et proposer une autre alternative ?
Mon esprit a été « bousculé » par leur approche, sanctionnée par une belle note à leur mémoire de fin d’étude.
Le canal de la Somme, un lien qui aura son importance dès la mise en eaux du canal Seine Nord Europe. Travailleriez-vous pour Seine Nord Europe ? Réponse d'une jeune architecte : « Je ne veux pas vendre mon esprit au diable » ! C'est fort et à la fois dans l’esprit du mouvement « Soulèvement de la Terre ».
Et pourtant, ce travail de fin d'études est riche, renseigné, dessiné, documenté. Il fallait avoir l’audace de « le faire » jusqu'à créer un tract de dé-canalisation du Canal de la somme.
Et pourtant, les étudiants inventent des mots forts (Exemple : DESOMMATION, la carte de la déconstruction d'un territoire) et la volonté de ne pas utiliser certains mots, un anti lexique.
Et pourtant, en travaillant sur la dénaturation du canal (23 écluses qui sont des barrières écologiques et aussi des sushis bars pour les goélands), le canal a fait vivre un territoire. Mais aujourd'hui, doit-on retravailler la renaturation du canal ?
Pour les étudiants, le canal de la Somme, c'est un « Phare d’eau », c'est un travail osé, construit au travers d'une exploration non située d'un territoire fragilisé par la sécheresse et des inondations à venir. Mon esprit était bousculé, par cette présentation… car il y a là un sujet non traité matériellement : le domaine naturel et sa vie écologique que l’Homme ne contrôle pas et le subit et le domaine artificiel créé par l’Homme, lui domptable, gérable à des fins économiques.
Pour enchanter ce travail, on a pu admirer quelques œuvres, fraîches, de la vie du castor. J’ai été noyé d’émotions devant les dessins et le retour de cet animal sur les canaux (retour provoqué par l’Homme par une réintroduction en Belgique). Au point même que la Présidente signe ses œuvres d’un jour par des barrages sur les eaux, sa signature et rend hommage à l’œuvre de Baptiste Morizot (Rendre l’eau à la Terre). J’apprécie beaucoup la maison du castor….
Mon esprit a été « bousculé » par leur approche, sanctionnée par une belle note à leur mémoire de fin d’étude.
Le canal de la Somme, un lien qui aura son importance dès la mise en eaux du canal Seine Nord Europe. Travailleriez-vous pour Seine Nord Europe ? Réponse d'une jeune architecte : « Je ne veux pas vendre mon esprit au diable » ! C'est fort et à la fois dans l’esprit du mouvement « Soulèvement de la Terre ».
Et pourtant, ce travail de fin d'études est riche, renseigné, dessiné, documenté. Il fallait avoir l’audace de « le faire » jusqu'à créer un tract de dé-canalisation du Canal de la somme.
Et pourtant, les étudiants inventent des mots forts (Exemple : DESOMMATION, la carte de la déconstruction d'un territoire) et la volonté de ne pas utiliser certains mots, un anti lexique.
Et pourtant, en travaillant sur la dénaturation du canal (23 écluses qui sont des barrières écologiques et aussi des sushis bars pour les goélands), le canal a fait vivre un territoire. Mais aujourd'hui, doit-on retravailler la renaturation du canal ?
Pour les étudiants, le canal de la Somme, c'est un « Phare d’eau », c'est un travail osé, construit au travers d'une exploration non située d'un territoire fragilisé par la sécheresse et des inondations à venir. Mon esprit était bousculé, par cette présentation… car il y a là un sujet non traité matériellement : le domaine naturel et sa vie écologique que l’Homme ne contrôle pas et le subit et le domaine artificiel créé par l’Homme, lui domptable, gérable à des fins économiques.
Pour enchanter ce travail, on a pu admirer quelques œuvres, fraîches, de la vie du castor. J’ai été noyé d’émotions devant les dessins et le retour de cet animal sur les canaux (retour provoqué par l’Homme par une réintroduction en Belgique). Au point même que la Présidente signe ses œuvres d’un jour par des barrages sur les eaux, sa signature et rend hommage à l’œuvre de Baptiste Morizot (Rendre l’eau à la Terre). J’apprécie beaucoup la maison du castor….
Merci de patienter…
6 octobre 2026 at 4h57
Quel plaisir d'entendre Audrey de l’Association POLAU pour évoquer une histoire collective menée sur le long fleuve intranquille qu'est la Loire.
Quel plaisir de relire Camille de Tolédo et se repenser aux travaux de Bruno Latour.
La Loire est vivante, déclarez-la comme un être et tentons de lui accorder, comme les abeilles en Bolivie, une consistance juridique. Un long travail avec l’appui des partenaires locaux, institutionnels.
Un sujet d'ailleurs qui a fait écho, en Hauts-de-France, sur la Sambre.
Quelle approche culturelle pour rendre appropriable les sujets environnementaux et enjeux d'aménagement ?
Une pièce en 2 actes.
Premier acte : le constat d'un fleuve en conflit avec les usages, un cours d'eau sauvage, capricieux, empreint de poésie, nécessaire d'être mieux géré avec les citoyens (nes), un fleuve dangereux.
Second acte : établir une cartographie non exhaustive des projets, des croisements des savoirs, de la mobilisation des peuples de la Loire, de la transition écologique, de la prise en considération des écosystèmes et de la démocratie.
En résumé se mettre à l'écoute de l'écosystème et anticiper les alertes pour modifier notre rapport aux vivants.
Si on renversait la perspective, si on changeait de regard ?
Un fleuve peut-il être défendu de ses intérêts ?
Pourquoi ne pas avoir une position plus écocentrée qu’anthropocentrée ?
Pour tendre vers des réponses objectives et concrètes, un groupe d'hommes et de femmes ont concentré leur travail autour des aspects juridiques, une autre manière d'intégrer des ingénieries, d’être attentifs aux nouvelles techniques liées à l’infrastructures, de faciliter les communications et enfin de « décoloniser » les savoirs.
Le tout pour
Reposer notre rapport au vivant, Accompagner les transitions
Donner l'alerte écologique
Proposez un système de valeur alternative,
et d'aboutir
à déposer une proposition de loi (2949) sur la reconnaissance de la valeur juridique.
Les sites de la Durance, de la Vienne emboîtent le pas de la Loire
A suivre… au fil de l'eau.
Pour revenir sur terre sur le projet de « faire école des sols vivants » en Touraine avec le support de l'association MYCELIUM. Il y avait les bassins versants, il y a maintenant les bassins versols.
La terre nous nourrit, on rejette à la terre nos déchets, la terre nous nourrit encore, nous empoisonne … jusqu'à la relation affective, la mort, l'enterrement.
Alors, est-il possible de dessiner un espace géographique dans lequel notre appartenance des sols vivants fait écho ?
C'est possible, l'agglomération de la métropole de Tours l'a fait via une approche métabolique urbaine.
En conclusion eau et sol font sens, il ne manque plus que l'air !
A nous de porter les voix défenderesses et porter le droit pour améliorer l’environnement.
Le POLAU nous y a incite fortement. Sols forts, eaux fortes, toute une culture, tout un art.
Quel plaisir de relire Camille de Tolédo et se repenser aux travaux de Bruno Latour.
La Loire est vivante, déclarez-la comme un être et tentons de lui accorder, comme les abeilles en Bolivie, une consistance juridique. Un long travail avec l’appui des partenaires locaux, institutionnels.
Un sujet d'ailleurs qui a fait écho, en Hauts-de-France, sur la Sambre.
Quelle approche culturelle pour rendre appropriable les sujets environnementaux et enjeux d'aménagement ?
Une pièce en 2 actes.
Premier acte : le constat d'un fleuve en conflit avec les usages, un cours d'eau sauvage, capricieux, empreint de poésie, nécessaire d'être mieux géré avec les citoyens (nes), un fleuve dangereux.
Second acte : établir une cartographie non exhaustive des projets, des croisements des savoirs, de la mobilisation des peuples de la Loire, de la transition écologique, de la prise en considération des écosystèmes et de la démocratie.
En résumé se mettre à l'écoute de l'écosystème et anticiper les alertes pour modifier notre rapport aux vivants.
Si on renversait la perspective, si on changeait de regard ?
Un fleuve peut-il être défendu de ses intérêts ?
Pourquoi ne pas avoir une position plus écocentrée qu’anthropocentrée ?
Pour tendre vers des réponses objectives et concrètes, un groupe d'hommes et de femmes ont concentré leur travail autour des aspects juridiques, une autre manière d'intégrer des ingénieries, d’être attentifs aux nouvelles techniques liées à l’infrastructures, de faciliter les communications et enfin de « décoloniser » les savoirs.
Le tout pour
Reposer notre rapport au vivant, Accompagner les transitions
Donner l'alerte écologique
Proposez un système de valeur alternative,
et d'aboutir
à déposer une proposition de loi (2949) sur la reconnaissance de la valeur juridique.
Les sites de la Durance, de la Vienne emboîtent le pas de la Loire
A suivre… au fil de l'eau.
Pour revenir sur terre sur le projet de « faire école des sols vivants » en Touraine avec le support de l'association MYCELIUM. Il y avait les bassins versants, il y a maintenant les bassins versols.
La terre nous nourrit, on rejette à la terre nos déchets, la terre nous nourrit encore, nous empoisonne … jusqu'à la relation affective, la mort, l'enterrement.
Alors, est-il possible de dessiner un espace géographique dans lequel notre appartenance des sols vivants fait écho ?
C'est possible, l'agglomération de la métropole de Tours l'a fait via une approche métabolique urbaine.
En conclusion eau et sol font sens, il ne manque plus que l'air !
A nous de porter les voix défenderesses et porter le droit pour améliorer l’environnement.
Le POLAU nous y a incite fortement. Sols forts, eaux fortes, toute une culture, tout un art.
Merci de patienter…
5 octobre 2026 at 16h11
Humour….
En marge de la Biennale de cartographie, en dehors des sentiers battus par les participants en Pévèle, le deux octobre 2026, les élus communautaires de la MEL et de la CCPC, tentent de discuter concernant la protection des ressources en eau.
La MEL avec le Département du Nord a créé au travers du SCOT, un périmètre de valorisation des espaces agricoles et naturels péri urbains dit PEAEP et se focalise sur 29 communes qui sont dites « gardiennes de l'eau » car situées sur les champs captants du sud du territoire.
Cela concerne 40% de besoin en eau potable de la MEL pour environ 1,2 deux millions d'habitants.
À la CCPC, les 38 communes ont écarté ce PEANP de leurs préoccupations immédiates préférant n'avoir pas été interpellé par la MEL et Département du Nord, …mais elle y travaille via son PLUi ; Et elle a signé un contrat avec la Direction de l'agence de l'eau Artois Picardie, partout Picardie et la DDTM.
La suite au prochain épisode budgétaire.
Pour le (la) citoyen (ne), il est évident que ces dispositifs, ces strates administratives et politiques sont mal comprises.
Ironiquement, c'est aussi au travers des acronymes que le (la) citoyen (ne) peut être perdu.
Bruno TIRMANT Octobre 2026
Ecrits suite aux compte-rendu de réunions communautaires Juin-Septembre 2026
En marge de la Biennale de cartographie, en dehors des sentiers battus par les participants en Pévèle, le deux octobre 2026, les élus communautaires de la MEL et de la CCPC, tentent de discuter concernant la protection des ressources en eau.
La MEL avec le Département du Nord a créé au travers du SCOT, un périmètre de valorisation des espaces agricoles et naturels péri urbains dit PEAEP et se focalise sur 29 communes qui sont dites « gardiennes de l'eau » car situées sur les champs captants du sud du territoire.
Cela concerne 40% de besoin en eau potable de la MEL pour environ 1,2 deux millions d'habitants.
À la CCPC, les 38 communes ont écarté ce PEANP de leurs préoccupations immédiates préférant n'avoir pas été interpellé par la MEL et Département du Nord, …mais elle y travaille via son PLUi ; Et elle a signé un contrat avec la Direction de l'agence de l'eau Artois Picardie, partout Picardie et la DDTM.
La suite au prochain épisode budgétaire.
Pour le (la) citoyen (ne), il est évident que ces dispositifs, ces strates administratives et politiques sont mal comprises.
Ironiquement, c'est aussi au travers des acronymes que le (la) citoyen (ne) peut être perdu.
Bruno TIRMANT Octobre 2026
Ecrits suite aux compte-rendu de réunions communautaires Juin-Septembre 2026
Merci de patienter…
5 octobre 2026 at 6h10
Qui n'a pas creuser un trou, sur une plage, et rêver d'aller de l'autre côté ?
L'intervention de Guillaume LEPOIX et Richard PEREIRA DE MOURRA sur la Contre-terre nous a invité un peu à s'interroger à la littérature et à évoquer des utopies.
Relisez « Utopia » de Thomas Moore et plus contemporain, « La plume et le prince » d'Astrid Boucher, des cartes imaginaires sur le fond d'un territoire inconnu. Et lire aussi « le conte de L’île inconnue » de José Saramengo, ou encore les textes d’Elisée Reclus.
L’Intervention sur la Contre-terre, nous invite à comprendre la relation d'un géographe émérite avec un artiste reconnu et le dialogue qui s'instaure, la folie d’un projet, entre eux sans se soucier du temps, de la passion que le projet engendre et en ne s’interdisant pas de travailler avec l'esprit critique pour créer une œuvre artistique mais aussi naturelle…
Connaissez-vous l'île des Antipodes, ancienne colonie anglaise dans le Pacifique
Connaissez-vous Barfleur, en Normandie, sur la Manche ?
Qu’ont-t-elles en commun ?
L’une est vallonnée, verdoyante protégée et cartographiée (grâce à la topographie), l'autre est en eaux profondes (grâce à la bathymétrie), formée de cavités sous-marines, poissonneuses, non protégée mais respectée.
Leur point commun : elles sont à l'opposées de l'une de l'autre sur le globe terrestre. Elles sont inverses, le miroir de l’une par rapport à l'autre.
Qui a dit que le globe terrestre était plat ??
Pour l'heure, ce constat géographique initié par une théorie anglaise (Greenwich- Ile des Antipodes), a fait le buzz artistique et a créé un engouement en Normandie.
En Normandie, la carte de la Contre-terre anime des ateliers, pourrait être mise en configuration réelle par sa localisation via une bouée, une balise de repère au large ou une cabane flottante (utopie) ou faire l’objet d’une exposition.
Il n'en est pas moins que cette originalité artistique, ce projet fou, bouscule voire met mal à l'aise certains (es) par rapport à notre monde contemporain. Cette carte de la Contre-terre ne sera-elle pas le miroir, de l'histoire colonialiste et des conséquences qui en ont découlé ?
En écoutant cette conférence, on apprend que le jardin Matisse à Lille créée par Clément Gilles et sa tour végétalisés, appelé île de Derborence tient son origine, son approche d’un même concept.
Bruno TIRMANT Octobre 2026
L'intervention de Guillaume LEPOIX et Richard PEREIRA DE MOURRA sur la Contre-terre nous a invité un peu à s'interroger à la littérature et à évoquer des utopies.
Relisez « Utopia » de Thomas Moore et plus contemporain, « La plume et le prince » d'Astrid Boucher, des cartes imaginaires sur le fond d'un territoire inconnu. Et lire aussi « le conte de L’île inconnue » de José Saramengo, ou encore les textes d’Elisée Reclus.
L’Intervention sur la Contre-terre, nous invite à comprendre la relation d'un géographe émérite avec un artiste reconnu et le dialogue qui s'instaure, la folie d’un projet, entre eux sans se soucier du temps, de la passion que le projet engendre et en ne s’interdisant pas de travailler avec l'esprit critique pour créer une œuvre artistique mais aussi naturelle…
Connaissez-vous l'île des Antipodes, ancienne colonie anglaise dans le Pacifique
Connaissez-vous Barfleur, en Normandie, sur la Manche ?
Qu’ont-t-elles en commun ?
L’une est vallonnée, verdoyante protégée et cartographiée (grâce à la topographie), l'autre est en eaux profondes (grâce à la bathymétrie), formée de cavités sous-marines, poissonneuses, non protégée mais respectée.
Leur point commun : elles sont à l'opposées de l'une de l'autre sur le globe terrestre. Elles sont inverses, le miroir de l’une par rapport à l'autre.
Qui a dit que le globe terrestre était plat ??
Pour l'heure, ce constat géographique initié par une théorie anglaise (Greenwich- Ile des Antipodes), a fait le buzz artistique et a créé un engouement en Normandie.
En Normandie, la carte de la Contre-terre anime des ateliers, pourrait être mise en configuration réelle par sa localisation via une bouée, une balise de repère au large ou une cabane flottante (utopie) ou faire l’objet d’une exposition.
Il n'en est pas moins que cette originalité artistique, ce projet fou, bouscule voire met mal à l'aise certains (es) par rapport à notre monde contemporain. Cette carte de la Contre-terre ne sera-elle pas le miroir, de l'histoire colonialiste et des conséquences qui en ont découlé ?
En écoutant cette conférence, on apprend que le jardin Matisse à Lille créée par Clément Gilles et sa tour végétalisés, appelé île de Derborence tient son origine, son approche d’un même concept.
Bruno TIRMANT Octobre 2026
Merci de patienter…
5 octobre 2026 at 5h41
La carte, un outil d'alerte pour le (la) citoyen (ne), un outil d'alerte pour le pouvoir.
Changer les pratiques agricoles pour préserver les ressources en eau sur la Métropole Européenne de Lille (MEL) était le thème de la conférence co-animée par Générations futures, Aprobio et France Nature Environnement à la MRES de Lille.
Il faut, à ce stade, déjà saluer leur démarche.
Que buvons-nous ?
Que mangeons-nous ?
Alerte, car en effet le bassin de la MEL présente un état chimique médiocre des eaux souterraines.
Historiquement, le territoire des Hauts-de-France était industriel, secoué par deux guerres mondiales contemporaines, cultivée de manière anarchique, sujet une forte densité humaine, en proie à une proximité de la Belgique elle-même contrariée par des problèmes de pollution.
Les cartes le démontrent, et il est intéressant de croiser ces cartes avec l’analyse de l'ensemble des données qui sont produites par les scientifiques.
Si au cours de la biennale, on parle de de cartes sensitives, émotionnelles, artistiques, ici les cartes servent de preuve quant à la dégradation des eaux, enclin à produire des effets néfastes sur la santé des êtres vivants mais aussi de la terre nourricière. Si on ajoute à cela le plomb, on ne s'étonne pas d'avoir des cas de maladie plus importantes dans les Hauts-de-Frances que sur l'Hexagone.
Ces pollutions sont ponctuelles ou diffuses. Et comme en Bretagne, par exemple ou dans la région Rhône-Alpes, l'agriculture n'est pas exempte de pratiques à l'encontre les intérêts de la santé, des êtres. L'Association Régionale de Santé (ARS), sur le sujet ne le cache pas non plus.
L'agriculture biologique qui représente dans les Hauts-de-France, 2,5% des exploitations agricoles contre 15% en Occitanie, est un des leviers pour protéger l'eau.
On évite les pesticides de synthèse, les engrais azotés, on favorise l’assolement, pour rendre les sols plus vivant et par extension, permettre à l’eau qui s’écoule via un ruissellement souterrain d’être plus propre.
D'ailleurs, les propos des trois associations ont fait écho avec l'intervention d'Entrelianes sur les champs captant du sud de la métropole lilloise.
Et que dire des aspects financiers pour traiter l’eau, c'est pire !
Au-delà de nos amis frontaliers, l'exemple de la gestion de l'eau potable à Munich est à observer, un comble au pays de la bière.
Au travers de cette présentation, c'est un travail d’alerte intéressant, capital. Nos enfants, nos petits enfants mangent, quelquefois, à la cantine, boivent de l'eau (c’est mieux que des boissons gazeuses) et risquent l’empoisonnement lattant.
Alors, pour être cru, qui aujourd'hui,
Voudrait faire appliquer stricto sensu la Loi Egalim ? Qui veut devenir une « sentinelle de la nature » ?
Les cartes servent ici d’outil d'alertes. C’est démontré.
Changer les pratiques agricoles pour préserver les ressources en eau sur la Métropole Européenne de Lille (MEL) était le thème de la conférence co-animée par Générations futures, Aprobio et France Nature Environnement à la MRES de Lille.
Il faut, à ce stade, déjà saluer leur démarche.
Que buvons-nous ?
Que mangeons-nous ?
Alerte, car en effet le bassin de la MEL présente un état chimique médiocre des eaux souterraines.
Historiquement, le territoire des Hauts-de-France était industriel, secoué par deux guerres mondiales contemporaines, cultivée de manière anarchique, sujet une forte densité humaine, en proie à une proximité de la Belgique elle-même contrariée par des problèmes de pollution.
Les cartes le démontrent, et il est intéressant de croiser ces cartes avec l’analyse de l'ensemble des données qui sont produites par les scientifiques.
Si au cours de la biennale, on parle de de cartes sensitives, émotionnelles, artistiques, ici les cartes servent de preuve quant à la dégradation des eaux, enclin à produire des effets néfastes sur la santé des êtres vivants mais aussi de la terre nourricière. Si on ajoute à cela le plomb, on ne s'étonne pas d'avoir des cas de maladie plus importantes dans les Hauts-de-Frances que sur l'Hexagone.
Ces pollutions sont ponctuelles ou diffuses. Et comme en Bretagne, par exemple ou dans la région Rhône-Alpes, l'agriculture n'est pas exempte de pratiques à l'encontre les intérêts de la santé, des êtres. L'Association Régionale de Santé (ARS), sur le sujet ne le cache pas non plus.
L'agriculture biologique qui représente dans les Hauts-de-France, 2,5% des exploitations agricoles contre 15% en Occitanie, est un des leviers pour protéger l'eau.
On évite les pesticides de synthèse, les engrais azotés, on favorise l’assolement, pour rendre les sols plus vivant et par extension, permettre à l’eau qui s’écoule via un ruissellement souterrain d’être plus propre.
D'ailleurs, les propos des trois associations ont fait écho avec l'intervention d'Entrelianes sur les champs captant du sud de la métropole lilloise.
Et que dire des aspects financiers pour traiter l’eau, c'est pire !
Au-delà de nos amis frontaliers, l'exemple de la gestion de l'eau potable à Munich est à observer, un comble au pays de la bière.
Au travers de cette présentation, c'est un travail d’alerte intéressant, capital. Nos enfants, nos petits enfants mangent, quelquefois, à la cantine, boivent de l'eau (c’est mieux que des boissons gazeuses) et risquent l’empoisonnement lattant.
Alors, pour être cru, qui aujourd'hui,
Voudrait faire appliquer stricto sensu la Loi Egalim ? Qui veut devenir une « sentinelle de la nature » ?
Les cartes servent ici d’outil d'alertes. C’est démontré.
Merci de patienter…
4 octobre 2026 at 6h04
Un lundi soir d'automne à l’hospice Comtesse de Lille avec un débat avec l'affaire franco-belge, Laurent Petit trio.
Un lundi soir, « à l’eau, la Terre ».
Un lundi soir, en guise d’activités extra-biennale… , la France et ses talents (d’or en football), a battu la Belgique,…, la défaite à la bataille des éperons d'or est réparée.
Un lundi soir à la veillée, je mets ma main à couper que le débat entre Jan Van Ruymbrouck, le flamand, l’agence française l’ANPU et le lacanien wallon Kroups a porté ses fruits auprès de l’audience (salle comble, guichet fermé).
La Belgique a enfin une limite territoriale sur l'Europe. Les JC (Jules César, Jésus Christ, Jean-Claude Vandame…) ont encore frappé.
La France reconnaît ses erreurs de polluant et partage avec la Belgique, ses états d'âme fluvio-maritime et ses eaux, ses boues issues du canal de Roubaix, source de conflits qui auraient pu éviter la seconde guerre mondiale.
Les deux pays sont maintenant unis devant la Mer dans un esprit de partage, Anvers et contre tous et de partage des eaux, enfin, avec le futur canal Seine Nord Europe qui va relancer nos relations fluviales entre Le Havre et Anvers, via Paris à l'horizon 203…. !
Une belle mise en Seine, via l’Escaut, effet de manche vers la Mère du Nord comme « dernier terrain vague »…Encore une histoire hors Père (c’est Lacanien).
Belle soirée autour de la bouteille d’eau aux lentilles vertes, celle de la réconciliation, de l'Amitié franco-belge. We are the Belgium, we are the French….
Un lundi soir, « à l’eau, la Terre ».
Un lundi soir, en guise d’activités extra-biennale… , la France et ses talents (d’or en football), a battu la Belgique,…, la défaite à la bataille des éperons d'or est réparée.
Un lundi soir à la veillée, je mets ma main à couper que le débat entre Jan Van Ruymbrouck, le flamand, l’agence française l’ANPU et le lacanien wallon Kroups a porté ses fruits auprès de l’audience (salle comble, guichet fermé).
La Belgique a enfin une limite territoriale sur l'Europe. Les JC (Jules César, Jésus Christ, Jean-Claude Vandame…) ont encore frappé.
La France reconnaît ses erreurs de polluant et partage avec la Belgique, ses états d'âme fluvio-maritime et ses eaux, ses boues issues du canal de Roubaix, source de conflits qui auraient pu éviter la seconde guerre mondiale.
Les deux pays sont maintenant unis devant la Mer dans un esprit de partage, Anvers et contre tous et de partage des eaux, enfin, avec le futur canal Seine Nord Europe qui va relancer nos relations fluviales entre Le Havre et Anvers, via Paris à l'horizon 203…. !
Une belle mise en Seine, via l’Escaut, effet de manche vers la Mère du Nord comme « dernier terrain vague »…Encore une histoire hors Père (c’est Lacanien).
Belle soirée autour de la bouteille d’eau aux lentilles vertes, celle de la réconciliation, de l'Amitié franco-belge. We are the Belgium, we are the French….
Merci de patienter…
4 octobre 2026 at 5h38
Une synthèse n’est pas aisée….
Une assemblée était réunie à l’ADULM pour que les participants (es) puissent établir un « rapport d'étonnements » personnel suite aux deux visites de la veille dans la Pévèle aux confins de la Belgique et l’autre, en Flandres vers l’Elnon, une rivière transfrontalière ayant fait l'objet d'un projet Interreg.
Un « rapport d'étonnements » détaillé avec en majeure partie des participants géographes et cartographes, un groupe de « sachants », voire savants….
En Pévèle, le soi-disant « poumon vert » de la Métropole lilloise ou plutôt le « poumon des gens riches et aisés » de la Métropole (dixit), réunissait des « politiques » et des techniciens. De l'autre, en Flandre occidentale, des acteurs de terrain.
Que retient-on ? De quoi s’étonne-t-on ?
– Que de pluralité d'acteurs rend les actions difficiles.
– Que de temps d’action est long pour mettre en œuvre les projets en France. A l’inverse, sur les zones d'immersion temporaires en Belgique, le temps des décisions est moins long, l’action plus « rapide ».
– Qui écoutent les scientifiques ? Énormes différences entre les savoirs (les études) et les réalisations, qui sont même, de temps à autre, obsolètes, en décalage devant l'urgence climatique.
– Pourquoi sectoriser les actions alors qu'un plan global serait plus efficace et plus efficient ?
– Quelle est l'histoire de la rivière ? En tient-on compte ? L’a-t-on oublié ?
– Pourquoi tant de moyens financiers pour peu de résultats ? On limite « la casse », on ne compense pas.
– Les aspects juridiques sont-ils un frein en France, alors qu'en Belgique, il semblerait que cela soit plus facile. Ne sommes-nous pas en Europe ?
Autant de questions à résoudre en attendant la prochaine catastrophe. En guise de remarque générale, on comprend pourquoi les citoyens (nes) s’interrogent sur l’action publique et s’agacent des situations de catastrophes… !
Une assemblée était réunie à l’ADULM pour que les participants (es) puissent établir un « rapport d'étonnements » personnel suite aux deux visites de la veille dans la Pévèle aux confins de la Belgique et l’autre, en Flandres vers l’Elnon, une rivière transfrontalière ayant fait l'objet d'un projet Interreg.
Un « rapport d'étonnements » détaillé avec en majeure partie des participants géographes et cartographes, un groupe de « sachants », voire savants….
En Pévèle, le soi-disant « poumon vert » de la Métropole lilloise ou plutôt le « poumon des gens riches et aisés » de la Métropole (dixit), réunissait des « politiques » et des techniciens. De l'autre, en Flandre occidentale, des acteurs de terrain.
Que retient-on ? De quoi s’étonne-t-on ?
– Que de pluralité d'acteurs rend les actions difficiles.
– Que de temps d’action est long pour mettre en œuvre les projets en France. A l’inverse, sur les zones d'immersion temporaires en Belgique, le temps des décisions est moins long, l’action plus « rapide ».
– Qui écoutent les scientifiques ? Énormes différences entre les savoirs (les études) et les réalisations, qui sont même, de temps à autre, obsolètes, en décalage devant l'urgence climatique.
– Pourquoi sectoriser les actions alors qu'un plan global serait plus efficace et plus efficient ?
– Quelle est l'histoire de la rivière ? En tient-on compte ? L’a-t-on oublié ?
– Pourquoi tant de moyens financiers pour peu de résultats ? On limite « la casse », on ne compense pas.
– Les aspects juridiques sont-ils un frein en France, alors qu'en Belgique, il semblerait que cela soit plus facile. Ne sommes-nous pas en Europe ?
Autant de questions à résoudre en attendant la prochaine catastrophe. En guise de remarque générale, on comprend pourquoi les citoyens (nes) s’interrogent sur l’action publique et s’agacent des situations de catastrophes… !
Merci de patienter…
3 octobre 2026 at 6h01
L’association Entrelianes nous a dressé le portrait nature des champs captants de Lille à Gondecourt, un territoire au sud de Lille et plus particulièrement à la découverte de la Naviette à Phalempin.
Devant une jeune assemblée dont deux membres représentants VivaCités Ile-de-France, un pan d'histoire locale a été retracé.
L'objectif était de montrer qu'une petite rivière forestière permet d'alimenter une nappe affleurante, utile à la consommation d'eau potable, posée sur un plateau de craie, celle du Mélantois, une résurgence du plateau de l'Artois.
Un historien Alain Derville a évoqué dans ses ouvrages la Naviette et les enjeux qu'elle représentait pour l'industrie locale et l'agriculture. Navigable en 1707, on peut se poser la question. En revanche, elle était source de rendement avec d’ailleurs un péage à la ferme des Ervins. Si pour autant, on sait que l'Abbaye de Saint Christophe à Phalempin usait de la rivière à des fins alimentaires et sanitaires, la ferme de la Pouillerie avait servi aussi son importance en 1841. Depuis sa source au château de L'Hermitage, victime de la Première guerre mondiale, passant aujourd'hui sous l'autoroute A1, traversant des champs surexploités, la Naviette a fait l'objet d'un projet d'étanchéité en 2017, ce qui a soulevé un problème majeur, ce moyen aurait permis de véhiculer plus facilement sa pollution vers la zone de champs captants.
Située sur la rive gauche du territoire de la Métropole Européenne de Lille, sur la rive droite de la Communauté de Commune du Pévèle Mélantois, sujette à la gestion des surverses des stations d'épuration sur un territoire où la démographie évolue positivement, cette rivière porteuse d’histoire narrée par la Capitaine Jacques Hinaut, maudite via ses marais (les Gueux) et aujourd’hui mise en alerte par les associations de défense des batraciens (Nature et Vie 2023), quelles propositions peut-on faire pour améliorer la qualité de l'eau, captée sur ce territoire ? Comment faire entendre la voix (non pas d’eau) des usagers, des habitants (es) sur ce sujet ? On répond dans les instances politiques que juridiquement et administrativement, c’est compliqué.
Une leçon d'histoires pour mieux anticiper le futur.
Devant une jeune assemblée dont deux membres représentants VivaCités Ile-de-France, un pan d'histoire locale a été retracé.
L'objectif était de montrer qu'une petite rivière forestière permet d'alimenter une nappe affleurante, utile à la consommation d'eau potable, posée sur un plateau de craie, celle du Mélantois, une résurgence du plateau de l'Artois.
Un historien Alain Derville a évoqué dans ses ouvrages la Naviette et les enjeux qu'elle représentait pour l'industrie locale et l'agriculture. Navigable en 1707, on peut se poser la question. En revanche, elle était source de rendement avec d’ailleurs un péage à la ferme des Ervins. Si pour autant, on sait que l'Abbaye de Saint Christophe à Phalempin usait de la rivière à des fins alimentaires et sanitaires, la ferme de la Pouillerie avait servi aussi son importance en 1841. Depuis sa source au château de L'Hermitage, victime de la Première guerre mondiale, passant aujourd'hui sous l'autoroute A1, traversant des champs surexploités, la Naviette a fait l'objet d'un projet d'étanchéité en 2017, ce qui a soulevé un problème majeur, ce moyen aurait permis de véhiculer plus facilement sa pollution vers la zone de champs captants.
Située sur la rive gauche du territoire de la Métropole Européenne de Lille, sur la rive droite de la Communauté de Commune du Pévèle Mélantois, sujette à la gestion des surverses des stations d'épuration sur un territoire où la démographie évolue positivement, cette rivière porteuse d’histoire narrée par la Capitaine Jacques Hinaut, maudite via ses marais (les Gueux) et aujourd’hui mise en alerte par les associations de défense des batraciens (Nature et Vie 2023), quelles propositions peut-on faire pour améliorer la qualité de l'eau, captée sur ce territoire ? Comment faire entendre la voix (non pas d’eau) des usagers, des habitants (es) sur ce sujet ? On répond dans les instances politiques que juridiquement et administrativement, c’est compliqué.
Une leçon d'histoires pour mieux anticiper le futur.
Merci de patienter…
3 octobre 2026 at 4h48
Remerciements à Yolande et son équipe de brodeurs.
En amont, en 2024, la carte brodée de Berkem,
En aval, en 2026, la carte brodée des Bois blancs.
Une passerelle entre aiguilles et fils sur lin, sur l'eau…
De la Souchez à la Haute Deûle
De la basse Deûle, en croisant la Lys
De la Lys à l’Escaut,
De l'Escaut à la Mer du Nord,
Une broderie Deûloise
Avec le héron-mouette et le castor,
Sous un Soleil couchant au raz de l’eau, Une broderie des Bois Blancs partagée avec l'Afrique.
Beauté, carte brodée, croisement des fils,
Force collective, partage générationnel,
Des passerelles possibles pour l’avenir,
D’un quartier,
Entre l'eau et la terre.
Un moyen de pouvoir d'être entendu, de pouvoir se montrer en vue peut-être de pouvoir aider à décider…
Petite goutte de Bonheur au Colysée de Lambersart.
En amont, en 2024, la carte brodée de Berkem,
En aval, en 2026, la carte brodée des Bois blancs.
Une passerelle entre aiguilles et fils sur lin, sur l'eau…
De la Souchez à la Haute Deûle
De la basse Deûle, en croisant la Lys
De la Lys à l’Escaut,
De l'Escaut à la Mer du Nord,
Une broderie Deûloise
Avec le héron-mouette et le castor,
Sous un Soleil couchant au raz de l’eau, Une broderie des Bois Blancs partagée avec l'Afrique.
Beauté, carte brodée, croisement des fils,
Force collective, partage générationnel,
Des passerelles possibles pour l’avenir,
D’un quartier,
Entre l'eau et la terre.
Un moyen de pouvoir d'être entendu, de pouvoir se montrer en vue peut-être de pouvoir aider à décider…
Petite goutte de Bonheur au Colysée de Lambersart.
Merci de patienter…
2 octobre 2026 at 5h03
J’ai passé un après-midi au CAUE de Lille avec les cartes de Perrin REMONTE, un géographe et un passionné de cartes qui ont la particularité d'avoir le Nord au Sud à l'Est et à l'Ouest. Je me suis perdu, aux confins de l’Hexagone et de l’Europe, mes repères géographiques étaient troublés… !
La Volga est un cerisier, le Danube, un cyprès, le Rhin, un chêne, la Meuse un bougainvillier, le Rhône un peuplier, la Seine, un orme, la Garonne un charme, la Loire, un cèdre.
Du tronc, on devine un lit majeur, des branches, on découvre des affluents, des branchages, des rus. Le tout porté par des racines, des deltas riches en sève brute ou élaborée ; les sources au Nord, des fruits, Le vent a balayé les feuillages et laisse penser à des méandres. Il ne reste que d’autres fruits rouges, les villes qui bordent l'eau.
Pour les littéraires, on parle de racine latine…
Pour les navigants, on évoque la vitesse des débits ou leurs lenteurs. On comprend mieux pourquoi le voyage en bateau trafic est plus fleurissant sur certains fleuves que d'autres. Rapides est le Rhin, lente est la Loire, la plus sauvage.
Un enchantement en cartes. Des cartes encadrées à découvrir en guise d’invitations aux paysages sur le fluvial.
« La vie est un long fleuve tranquille »… en gravure.
La Volga est un cerisier, le Danube, un cyprès, le Rhin, un chêne, la Meuse un bougainvillier, le Rhône un peuplier, la Seine, un orme, la Garonne un charme, la Loire, un cèdre.
Du tronc, on devine un lit majeur, des branches, on découvre des affluents, des branchages, des rus. Le tout porté par des racines, des deltas riches en sève brute ou élaborée ; les sources au Nord, des fruits, Le vent a balayé les feuillages et laisse penser à des méandres. Il ne reste que d’autres fruits rouges, les villes qui bordent l'eau.
Pour les littéraires, on parle de racine latine…
Pour les navigants, on évoque la vitesse des débits ou leurs lenteurs. On comprend mieux pourquoi le voyage en bateau trafic est plus fleurissant sur certains fleuves que d'autres. Rapides est le Rhin, lente est la Loire, la plus sauvage.
Un enchantement en cartes. Des cartes encadrées à découvrir en guise d’invitations aux paysages sur le fluvial.
« La vie est un long fleuve tranquille »… en gravure.
Merci de patienter…
1 octobre 2026 at 7h34
Comment une cartographie permet de s'ouvrir à la culture de l'Autre et à la culture de l'eau ?
Ou
Comment au travers d'un atelier de création de cartes sensitives et de maquettes, chacun puisse raconter une histoire personnelle, sensible, intime, de son expression et de son ressenti à l'eau ?
À la genèse de cet atelier, il y a la représentation de l'expression d'un travail d'interprétation personnelle sur son propre territoire, celui de son enfance, l’Oise. Un livre mémoire « d'auto-ressentis » de son environnement. Un cheminement au bord de l’eau, des boucles, des méandres, …
Pour rendre l'expérience personnelle plus sensorielle, le travail d'enquête de l’artiste l’a conduite à travailler sur la transmission des regards et des témoignages entre les diverses générations de sa famille et la création d'une boussole imaginaire un vocelle.
Dans le même esprit, nous avons œuvrer en groupe sur le fondement de notre rivière de cœur ou notre expérience d’un environnement lié à l’eau.
Sur le fondement de nos expériences fluviales, des ressentis, des imaginaires, des lieux en eaux partagés, l’atelier a permis de créer des maquettes de papier, de fil, de carton et ensuite « à plat » sur une feuille de calque, de dessiner une carte, colorée, noire, blanche, sensitive, émotionnelle, légendée. Nous voilà cartographes d’une après-midi.
En majorité, c'est la Nature qui était, souvent, l'axe majeur des créations, avec la maison du castor, le lieu de villégiature autour d’un lac de plongée, une ville construite sur l’eau, un lieu de promenade imaginé entre l’Oise et la Deûle en Thiérache, et un projet original, le ventre d’une femme enceinte, où le fœtus vit dans l’eau et un slogan « l'eau, c'est la vie », une carte intérieure en eau.
Ou
Comment au travers d'un atelier de création de cartes sensitives et de maquettes, chacun puisse raconter une histoire personnelle, sensible, intime, de son expression et de son ressenti à l'eau ?
À la genèse de cet atelier, il y a la représentation de l'expression d'un travail d'interprétation personnelle sur son propre territoire, celui de son enfance, l’Oise. Un livre mémoire « d'auto-ressentis » de son environnement. Un cheminement au bord de l’eau, des boucles, des méandres, …
Pour rendre l'expérience personnelle plus sensorielle, le travail d'enquête de l’artiste l’a conduite à travailler sur la transmission des regards et des témoignages entre les diverses générations de sa famille et la création d'une boussole imaginaire un vocelle.
Dans le même esprit, nous avons œuvrer en groupe sur le fondement de notre rivière de cœur ou notre expérience d’un environnement lié à l’eau.
Sur le fondement de nos expériences fluviales, des ressentis, des imaginaires, des lieux en eaux partagés, l’atelier a permis de créer des maquettes de papier, de fil, de carton et ensuite « à plat » sur une feuille de calque, de dessiner une carte, colorée, noire, blanche, sensitive, émotionnelle, légendée. Nous voilà cartographes d’une après-midi.
En majorité, c'est la Nature qui était, souvent, l'axe majeur des créations, avec la maison du castor, le lieu de villégiature autour d’un lac de plongée, une ville construite sur l’eau, un lieu de promenade imaginé entre l’Oise et la Deûle en Thiérache, et un projet original, le ventre d’une femme enceinte, où le fœtus vit dans l’eau et un slogan « l'eau, c'est la vie », une carte intérieure en eau.
Merci de patienter…
28 septembre 2026 at 21h02
Ils m’amusent avec leur projet de canal à venir.
Moi, Je suis là depuis la nuit des temps.
Je suis La Marque.
Marque jaune, Marque bleue.
Aujourd’hui Marque Verte.
Parée de lentilles d’eau.
Pour accueillir votre biennale.
Tous en bateau pour une eau plus pure,
Voila c’est « Décidée ».
Moi, Je suis là depuis la nuit des temps.
Je suis La Marque.
Marque jaune, Marque bleue.
Aujourd’hui Marque Verte.
Parée de lentilles d’eau.
Pour accueillir votre biennale.
Tous en bateau pour une eau plus pure,
Voila c’est « Décidée ».
Merci de patienter…
25 septembre 2026 at 8h17
Retour sur la visite en Décidée du mercredi 23/09 :
À bord de la Décidée, la balade sur le Canal de la Deûle à l'Escaut (Canal de Roubaix) donne à voir un exemple concret de la façon dont une infrastructure hydraulique redéfinit, siècle après siècle, ses propres limites – territoriales, fonctionnelles, écologiques.
Le canal naît d'une logique de compétitivité industrielle : donner aux industriels du bassin roubaisien un accès à l'eau pour le transport des matières premières, dans un projet initialement pensé par Vauban sous forme souterraine, abandonné faute d'être réalisable tel quel. Le tracé bascule alors vers le nord de Roubaix, laissant derrière lui des traces urbaines encore lisibles aujourd'hui (la branche morte de Croix, le Parc Barbieux, des boulevards comme Gambetta) et un embranchement vers Tourcoing – à la demande de la Ville.
Vers 1920, le canal connaît son âge d'or : environ 6000 péniches par an pour plusieurs centaine de milliers de tonnes de matières transportées, sur des gabarits modestes. Mais cette frontière fluviale, pensée à l'échelle industrielle du XIXe siècle, ne résiste pas au report modal vers le rail puis la route : un projet d'élargissement sur 28 km s'avère inconcevable, et la navigation est interdite en 1985. Il faudra attendre 2011 pour que les bateaux de plaisance soient de nouveau autorisés – une délimitation temporelle nette, et un usage différent de celui d'origine.
Cette bascule d'usage s'accompagne d'une bascule écologique. Le canal, alimenté par le bassin filtrant de Leers, est devenu un lieu de biodiversité à part entière, révélant une nouvelle "frontière" à gérer : celle entre navigation de plaisance et préservation du vivant. Face à la sécheresse, une vigilance se porte aujourd'hui sur l'alimentation en eau de ces infrastructures dans leur ensemble – les plaisanciers renoncent parfois à naviguer dans le canal en eau, faute de niveau suffisant en amont ou en aval. La qualité de l'eau, elle, s'améliore et se lit désormais à travers des bio-indicateurs (apparition et maintien d'espèces – écrevisses, libellules, roseaux), signe qu'il n'y a plus de rejet direct de polluants dans le canal.
En une heure de balade, le canal est ainsi le témoin de différentes limites et frontières qui constituent son existence passée, mais aussi son futur, avec lequel il doit composer : entre maintien de la biodiversité, développement ou non de l'exploitation de plaisance, dialectique entre gestionnaires (MEL pour le canal et ses chemins de halage en France, mais collectivités respectives au-delà dans les terres, avec des investissements et des orientations qui divergent).
En soit, une illustration concrète des sujets abordés dans cette nouvelle édition de la Biennale de cartographie sur le territoire de l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai.
À bord de la Décidée, la balade sur le Canal de la Deûle à l'Escaut (Canal de Roubaix) donne à voir un exemple concret de la façon dont une infrastructure hydraulique redéfinit, siècle après siècle, ses propres limites – territoriales, fonctionnelles, écologiques.
Le canal naît d'une logique de compétitivité industrielle : donner aux industriels du bassin roubaisien un accès à l'eau pour le transport des matières premières, dans un projet initialement pensé par Vauban sous forme souterraine, abandonné faute d'être réalisable tel quel. Le tracé bascule alors vers le nord de Roubaix, laissant derrière lui des traces urbaines encore lisibles aujourd'hui (la branche morte de Croix, le Parc Barbieux, des boulevards comme Gambetta) et un embranchement vers Tourcoing – à la demande de la Ville.
Vers 1920, le canal connaît son âge d'or : environ 6000 péniches par an pour plusieurs centaine de milliers de tonnes de matières transportées, sur des gabarits modestes. Mais cette frontière fluviale, pensée à l'échelle industrielle du XIXe siècle, ne résiste pas au report modal vers le rail puis la route : un projet d'élargissement sur 28 km s'avère inconcevable, et la navigation est interdite en 1985. Il faudra attendre 2011 pour que les bateaux de plaisance soient de nouveau autorisés – une délimitation temporelle nette, et un usage différent de celui d'origine.
Cette bascule d'usage s'accompagne d'une bascule écologique. Le canal, alimenté par le bassin filtrant de Leers, est devenu un lieu de biodiversité à part entière, révélant une nouvelle "frontière" à gérer : celle entre navigation de plaisance et préservation du vivant. Face à la sécheresse, une vigilance se porte aujourd'hui sur l'alimentation en eau de ces infrastructures dans leur ensemble – les plaisanciers renoncent parfois à naviguer dans le canal en eau, faute de niveau suffisant en amont ou en aval. La qualité de l'eau, elle, s'améliore et se lit désormais à travers des bio-indicateurs (apparition et maintien d'espèces – écrevisses, libellules, roseaux), signe qu'il n'y a plus de rejet direct de polluants dans le canal.
En une heure de balade, le canal est ainsi le témoin de différentes limites et frontières qui constituent son existence passée, mais aussi son futur, avec lequel il doit composer : entre maintien de la biodiversité, développement ou non de l'exploitation de plaisance, dialectique entre gestionnaires (MEL pour le canal et ses chemins de halage en France, mais collectivités respectives au-delà dans les terres, avec des investissements et des orientations qui divergent).
En soit, une illustration concrète des sujets abordés dans cette nouvelle édition de la Biennale de cartographie sur le territoire de l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai.
Merci de patienter…