- témoignages
nous recueillons
vos témoignages sur l'édition
Vous avez participé à un évènement, une action (table ronde, conférence, visite) ou découvert les contenus d’une exposition de cette édition 2026 de la Biennale de cartographie « L’eau sans frontière« , et souhaitez nous en parler ?
Nous sommes preneurs de vos témoignages et retours d’expériences en vue de constituer un livrable rétrospectif au printemps 2027. Qu’avez-vous appris ? Qu’est-ce qui vous a interpelé ? Quel regard souhaitez-vous partager ?
A vos plumes !
13 octobre 2026 at 11h50
Nous sommes Lucie et Malo de l'association Teralo, une association d'éducation populaire en Ile de France et nous avons été invité.e.s à présenter notre démarche de cartographie sensible de deux petites rivières urbaines, la Morée et le Sausset, à la ferme de la Boutillerie à Wattrelos. La ferme de la Boutillerie se situant elle-même à proximité d'une petite rivière enterrée et canalisée, l'Espierre, longeant la frontière belge.
Nous avons été ravi.e.s de découvrir toutes les propositions, sur la Naviette, la Sambre ou la Somme. A chaque fois, des méthodes différentes, qui nous ont montré que derrière le terme d'"eau", il y a bien des réalités dont les points de contacts sont subtils.
Ce qui nous a le plus marqué, c'est qu'à l'issue des rencontres, chaque fois, nous avions envie de partager encore plus. Parce qu'aucune approche n'est similaire. Ce sont autant de regards qui visent à explorer et à exprimer. Elles ont des dominantes : participation citoyenne ; mémoire d'architecte ; travail artistique. Elles nous ont toutes passionnées pendant nos deux jours dans la Métropole Lilloise.
Nous nous sommes donc retrouvé.e.s autant en professionnel.le.s de l'eau qu'en spectateur.ice.s de propositions enthousiasmantes.
Nous avons senti le besoin d'un réseau qui puissent fédérer des initiatives partout sur le territoire avec des approches complémentaires. Vivacités Hauts de France a joué ce rôle pour cette biennale. Nous espérons que le livrable prévu puisse donner des perspectives vers d'autres rendez-vous et temps d'échanges.
Pour évoquer plus spécifiquement les retours que nous avons eus sur notre démarche : "Morée-Sausset : cartographie sensible et intergénérationnelle d'un bassin versant", voici quelques points que nous avons mis en débat avec les publics que nous avons rencontrés, et qui semblent avoir marqué nos échanges :
– L'intérêt pour notre démarche d'enquête dans un territoire très industrialisé et fragilisé d'un point de vue environnemental, avec des situations sociales critiques : et les liens finalement entre l'Île-de-France et les Hauts-de-France.
– L'exploration que nous avons faite d'un "environnement urbain". En effet, les rivières urbaines ne sont pas de "la nature en ville", mais un ensemble d'interconnexions, que l'art et la participation citoyenne (notamment des jeunes) peuvent contribuer à définir.
– Une vision de la mémoire, non pas comme un regard vers le passé, mais comme un processus dynamique, où finalement l'enquête est le point de départ vers la création d'une mémoire présente pour le futur.
– Le fait que cette démarche de création d'une mémoire dynamique se fasse en dehors de contextes de renaturation, ou de revalorisation. Simplement comme un geste citoyen et collectif ancré dans notre environnement urbain.
– Le public visé a suscité un vif intérêt, avec l'implication des jeunes générations (4 classes de collège et lycée) dans le processus d'enquête et de transmission, du début à la fin.
– L'approche pluridisciplinaire : art et science.
– L'idée d'une transmission intergénérationnelle : que ce soit les jeunes qui informent les adultes sur la réalité mal connue de leur lieu de vie commun.
En complément, voici quelques perspectives de travail qui ont été soulevées :
– Comment faire voyager une méthode d'enquête-création participative ancrée dans un territoire vers un autre ?
– La sensibilisation à l'environnement doit-elle dire son nom pour être efficace ? Quels sont les chemins de traverse ?
– Comment l'implication des jeunes peut être déterminante dans les questions d'écologie-sociale sur un territoire ?
– Quels outils d'évaluation mettre en place pour voir si le processus a modifié le rapport des jeunes à leur environnement ?
– Y-a-t-il une forme à donner à la présentation de ce genre de démarche ? Conférence-spectacle, etc., afin de mieux partager ?
– Comment lier des initiatives locales pour passer à un plan national voire européen, et ainsi embarquer plus de financements ?
Nous espérons que ce témoignage vous aura donné un aperçu de l'eau que cette biennale aura apporté à notre moulin. Nous continuons notre navigation sur les rivières urbaines franciliennes et ne manqueront pas de vous partager les suites de notre travail.
Au plaisir de pouvoir vous rencontrer à nouveau,
Malo et Lucie pour Teralo
Nous avons été ravi.e.s de découvrir toutes les propositions, sur la Naviette, la Sambre ou la Somme. A chaque fois, des méthodes différentes, qui nous ont montré que derrière le terme d'"eau", il y a bien des réalités dont les points de contacts sont subtils.
Ce qui nous a le plus marqué, c'est qu'à l'issue des rencontres, chaque fois, nous avions envie de partager encore plus. Parce qu'aucune approche n'est similaire. Ce sont autant de regards qui visent à explorer et à exprimer. Elles ont des dominantes : participation citoyenne ; mémoire d'architecte ; travail artistique. Elles nous ont toutes passionnées pendant nos deux jours dans la Métropole Lilloise.
Nous nous sommes donc retrouvé.e.s autant en professionnel.le.s de l'eau qu'en spectateur.ice.s de propositions enthousiasmantes.
Nous avons senti le besoin d'un réseau qui puissent fédérer des initiatives partout sur le territoire avec des approches complémentaires. Vivacités Hauts de France a joué ce rôle pour cette biennale. Nous espérons que le livrable prévu puisse donner des perspectives vers d'autres rendez-vous et temps d'échanges.
Pour évoquer plus spécifiquement les retours que nous avons eus sur notre démarche : "Morée-Sausset : cartographie sensible et intergénérationnelle d'un bassin versant", voici quelques points que nous avons mis en débat avec les publics que nous avons rencontrés, et qui semblent avoir marqué nos échanges :
– L'intérêt pour notre démarche d'enquête dans un territoire très industrialisé et fragilisé d'un point de vue environnemental, avec des situations sociales critiques : et les liens finalement entre l'Île-de-France et les Hauts-de-France.
– L'exploration que nous avons faite d'un "environnement urbain". En effet, les rivières urbaines ne sont pas de "la nature en ville", mais un ensemble d'interconnexions, que l'art et la participation citoyenne (notamment des jeunes) peuvent contribuer à définir.
– Une vision de la mémoire, non pas comme un regard vers le passé, mais comme un processus dynamique, où finalement l'enquête est le point de départ vers la création d'une mémoire présente pour le futur.
– Le fait que cette démarche de création d'une mémoire dynamique se fasse en dehors de contextes de renaturation, ou de revalorisation. Simplement comme un geste citoyen et collectif ancré dans notre environnement urbain.
– Le public visé a suscité un vif intérêt, avec l'implication des jeunes générations (4 classes de collège et lycée) dans le processus d'enquête et de transmission, du début à la fin.
– L'approche pluridisciplinaire : art et science.
– L'idée d'une transmission intergénérationnelle : que ce soit les jeunes qui informent les adultes sur la réalité mal connue de leur lieu de vie commun.
En complément, voici quelques perspectives de travail qui ont été soulevées :
– Comment faire voyager une méthode d'enquête-création participative ancrée dans un territoire vers un autre ?
– La sensibilisation à l'environnement doit-elle dire son nom pour être efficace ? Quels sont les chemins de traverse ?
– Comment l'implication des jeunes peut être déterminante dans les questions d'écologie-sociale sur un territoire ?
– Quels outils d'évaluation mettre en place pour voir si le processus a modifié le rapport des jeunes à leur environnement ?
– Y-a-t-il une forme à donner à la présentation de ce genre de démarche ? Conférence-spectacle, etc., afin de mieux partager ?
– Comment lier des initiatives locales pour passer à un plan national voire européen, et ainsi embarquer plus de financements ?
Nous espérons que ce témoignage vous aura donné un aperçu de l'eau que cette biennale aura apporté à notre moulin. Nous continuons notre navigation sur les rivières urbaines franciliennes et ne manqueront pas de vous partager les suites de notre travail.
Au plaisir de pouvoir vous rencontrer à nouveau,
Malo et Lucie pour Teralo
Merci de patienter…