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Bruno Tirmant Bruno Tirmant from Phalempin
7 octobre 2026 at 5h17
J'ai écouté très attentivement une conférence intitulée « Au-delà de la ligne – repenser les représentations fluviales, le cas du Rhône » proposée par Luna d'Émilio, maîtresse de conférence (ENSA Lyon) et Lamiae Boulejiouch, jeune diplômée en architecture.

Son travail de fin d'études a permis de mettre en exergue l’Histoire des cartes et les liens entre les cartes nominatives, à l'échelle normative. la représentation des lieux où l'on habite, enluminée, coloriée avec des cartes ou la rigueur technique est importante, vers des cartes qui peuvent être des outils de pouvoirs, de guerre avec des visions, des lignes très mathématiques, des lieux où l'on va conquérir grâce à la matérialisation des fleuves, des surfaces, de la ligne de crête.

En observant le Rhône, sur le secteur plus particulier de la Compagnie Nationale du Rhône, sur l’axe sud après Montélimar, elle s’appuie aussi à étudier les cartes fluviales, le lit majeur et les cycles hydrauliques, des outils de prévisions qui deviendront ensuite des cartes qui auront une vision géométriques, géographiques et techniciennes.

La ligne de la carte est, pour elle, la source de son inspiration pour représenter les strates du fleuve, comme des codes-barres.
Son propos de sa démarche est académique.
Il faut la « suivre » dans son explication et être attentif à son vocabulaire très précis.
Cela est en lien étroit avec le sens d’une carte, celui de narrer un lieu autrement que par la lecture d’un plan. Elle cherche à trouver au travers de la ligne, une forme de performance, de « performativisme » du trait qui définit un aménagement et qui peut raconter le fleuve depuis son origine jusqu'à aujourd'hui.
C'est un véritable questionnement.

Cette cartographie, ensuite, peut évoluer autrement.

Une cartographie est un récit, un récit d'infrastructures, un récit travaillant sur le « gradian », sur les couleurs sur les strates, sur des symboles.

Une carte d'infrastructures avec une structure notification spatiale.
Une carte des milieux, avec une identification des échanges air-sol, de la faune, de la flore, avec une sorte de dimension calendaire.

Son exposé tend à nous inviter à inverser nos regards du fleuve pour mieux se réconcilier avec l'eau et le territoire.
La question est posée : comment produire d'autres récits avec des outils de réalisation différents ?
Elle affirme qu'une carte réduit l’information et fixe une image. Lamiae cherche à démontrer le contraire au travers d'une autre approche linéaire. Quasiment la quête de la ligne pure.
Merci de patienter…