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BRUNO TIRMANT BRUNO TIRMANT from PHALEMPIN
5 octobre 2026 at 5h41
La carte, un outil d'alerte pour le (la) citoyen (ne), un outil d'alerte pour le pouvoir.

Changer les pratiques agricoles pour préserver les ressources en eau sur la Métropole Européenne de Lille (MEL) était le thème de la conférence co-animée par Générations futures, Aprobio et France Nature Environnement à la MRES de Lille.
Il faut, à ce stade, déjà saluer leur démarche.
Que buvons-nous ?
Que mangeons-nous ?
Alerte, car en effet le bassin de la MEL présente un état chimique médiocre des eaux souterraines.
Historiquement, le territoire des Hauts-de-France était industriel, secoué par deux guerres mondiales contemporaines, cultivée de manière anarchique, sujet une forte densité humaine, en proie à une proximité de la Belgique elle-même contrariée par des problèmes de pollution.
Les cartes le démontrent, et il est intéressant de croiser ces cartes avec l’analyse de l'ensemble des données qui sont produites par les scientifiques.
Si au cours de la biennale, on parle de de cartes sensitives, émotionnelles, artistiques, ici les cartes servent de preuve quant à la dégradation des eaux, enclin à produire des effets néfastes sur la santé des êtres vivants mais aussi de la terre nourricière. Si on ajoute à cela le plomb, on ne s'étonne pas d'avoir des cas de maladie plus importantes dans les Hauts-de-Frances que sur l'Hexagone.

Ces pollutions sont ponctuelles ou diffuses. Et comme en Bretagne, par exemple ou dans la région Rhône-Alpes, l'agriculture n'est pas exempte de pratiques à l'encontre les intérêts de la santé, des êtres. L'Association Régionale de Santé (ARS), sur le sujet ne le cache pas non plus.
L'agriculture biologique qui représente dans les Hauts-de-France, 2,5% des exploitations agricoles contre 15% en Occitanie, est un des leviers pour protéger l'eau.
On évite les pesticides de synthèse, les engrais azotés, on favorise l’assolement, pour rendre les sols plus vivant et par extension, permettre à l’eau qui s’écoule via un ruissellement souterrain d’être plus propre.

D'ailleurs, les propos des trois associations ont fait écho avec l'intervention d'Entrelianes sur les champs captant du sud de la métropole lilloise.
Et que dire des aspects financiers pour traiter l’eau, c'est pire !

Au-delà de nos amis frontaliers, l'exemple de la gestion de l'eau potable à Munich est à observer, un comble au pays de la bière.

Au travers de cette présentation, c'est un travail d’alerte intéressant, capital. Nos enfants, nos petits enfants mangent, quelquefois, à la cantine, boivent de l'eau (c’est mieux que des boissons gazeuses) et risquent l’empoisonnement lattant.
Alors, pour être cru, qui aujourd'hui,
Voudrait faire appliquer stricto sensu la Loi Egalim ? Qui veut devenir une « sentinelle de la nature » ?

Les cartes servent ici d’outil d'alertes. C’est démontré.
Merci de patienter…