L'eau, nouvelle donne territoriale
regards Europan sur les territoires de demain
L’eau, nouvelle donne territoriale. Restitution-conférence le mardi 29 septembre, à partir de 14h à Volume Ouvert. Le collectif co·re partage son regard Europan sur les territoires de demain en revenant sur Re-garde l’eau, son projet pour Nailloux : quand une ressource invisible redessine la ville.
L’eau, nouvelle donne territoriale
regards Europan sur les territoires de demain
Le collectif d’architecture co·re prendra la parole autour de la place que l’eau occupe dans son travail, et de la manière dont Europan permet d’inventer de nouvelles façons de faire la ville à partir de cette donnée. Cette intervention s’appuiera notamment sur Re-garde l’eau, leur proposition pour la commune de Nailloux (Haute-Garonne), portée dans le cadre du concours Europan.
Le point de départ de ce projet est une question simple mais structurante : à Nailloux, qu’est-ce qui fait ressource — le contenant ou le contenu, la topographie ou l’eau ? Nichée dans les collines resserrées du Lauragais, entre deux vallées et quatre cours d’eau, la commune vit une tension entre une topographie omniprésente et ressentie à chaque pas, et une eau rare, invisible, difficile à ajuster — mais bien présente, notamment à travers le lac de la Thésauque.
Le collectif co·re reviendra sur plusieurs échelles de lecture et d’intervention :
- L’eau et la topographie comme deux logiques antagonistes qui façonnent la ville — l’une qui s’élève et se fige, l’autre qui s’enfonce et reste en mouvement — et dont l’entrelacement dessine la forme même de Nailloux.
- L’habitant comme arbitre entre ville et paysage, et la manière dont un projet peut révéler l’eau comme bien commun, à toutes les échelles, du geste architectural à l’espace public.
- La dimension bio-régionale : repenser l’autonomie de Nailloux vis-à-vis de la métropole toulousaine, en s’appuyant sur les bassins versants et une solidarité de territoire avec les communes voisines.
- Une stratégie de densification fondée sur la lecture des « souleillas » (coteaux exposés au sud), qui utilise la trame hydrologique et les cheminements doux comme limites et vecteurs d’urbanisation maîtrisée.
- Deux sites d’application concrets : le cœur de ville historique, où l’eau redevient un chemin d’activation de l’espace public (esplanade, stade, souleilla de Viviers), et le site du Tambouret, un espace post-pétrole à réinventer, avec une cuisine collective pensée comme prototype d’architecture de l’eau (impluvium, REUT, maraîchage).
- La créolisation comme méthode : un projet-processus qui mise sur la rencontre et l’imprévu plutôt que sur un plan figé, pour laisser la programmation évoluer avec les usages.
Au-delà du cas de Nailloux, cette intervention sera l’occasion pour co·re d’élargir le propos : comment Europan, en tant que dispositif, agit comme un laboratoire pour repenser les territoires à l’aune de l’eau — et quelles leçons en tirer pour d’autres contextes urbains et ruraux confrontés aux mêmes tensions.
Léonard Pinel, co·gérant de l’agence co·re architecture
La présentation des planches supports et la conférence-restitution auront lieu à Volume Ouvert (9 rue de Pologne à Lille-Fives).
Comment s’y rendre ?
Métro Marbrerie (ligne 1)
Stations V’Lille Marbrerie.
Mardi 29 septembre à 14h.
En accès libre, tout public.
Cette contribution prend place au sein d’un ensemble de contributions et actions ayant lieu à Lille-Fives Hellemmes le mardi 29 septembre (voir programme).
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